Du massage

vendredi 19 juin 2015
par  Danielle
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Les bienfaits du massage*

La découverte du massage en 2011 a été pour moi une révélation, une expérience complètement inattendue qui m’a permis de reprendre contact de manière bienveillante avec mon corps, alors qu’il ne m’envoyait plus que des signaux de souffrance (impression permanente de froid, tension continue au niveau du plexus solaire et de l’estomac, respiration courte, voix faible, incapacité à sourire, incapacité à désirer quoi que ce soit). Seule, ma tête se débattait à la recherche d’une issue à ma situation de vie qui me semblait fermée, sans avenir.
C’est pour le cheminement en moi qu’a permis le massage, pour l’ouverture et la confiance qu’il a apportées dans ma vie, que j’ai désiré apprendre ses techniques, pour pouvoir à mon tour, apporter aux autres le bien-être, la détente et surtout l’élan de vie qu’il permet de retrouver.

« Masser un corps, c’est masser une vie », c’est prendre, le temps du massage, toute la vie de l’autre entre ses mains, lui apporter toute l’attention, le réconfort, la sécurité dont il a besoin, lui montrer qu’à cet instant, il est la personne la plus importante au monde dans cette relation unique de confiance entre le masseur et son patient (au sens de « celui qui souffre »).

Dans notre monde occidental, notre corps et notre esprit sont perçus comme deux entités bien séparées.
Nous avons de plus une vision morcelée et mécaniste de notre corps et nous soignons la partie qui a mal sans nous préoccuper de ses liens avec les autres organes ou avec nos problématiques de vie du moment. Pourquoi ai-je toujours un nœud à l’estomac et des difficultés de digestion ? Est-ce seulement l’estomac qui va mal ? Et si j’ai des problèmes d’élimination (constipation ou diarrhée), est-ce seulement parce que mon gros intestin ne fonctionne pas bien ?

Toucher est probablement la plus ancienne manière de soigner le corps et l’esprit. Depuis l’Egypte, plus de 2000 ans avant notre ère, en Inde et en Chine où il n’y a pas de médecine sans massages profonds et codifiés, en Grèce où Hyppocrate formait les médecins à « l’art de frictionner » et de soigner en appliquant leur paume et le bout de leurs doigts sur la peau des malades. Par la suite, au Moyen-Age en Occident, les interdits religieux et puis l’avènement au XX° siècle des thérapies à base de médicaments ont fini par faire tomber dans l’oubli la pratique du massage. (1)

Cependant, des études récentes ont montré que le massage apaise la douleur, réduit l’anxiété et le stress, renforce les défenses immunitaires, stimule l’activité de tous les organes, améliore la digestion et la qualité de la respiration, active la circulation sanguine et favorise l’élimination des toxines. (1)

Le toucher, primordial dans beaucoup de sociétés, est souvent négligé chez nous et reste réservé aux contacts entre la mère et son petit enfant ou aux relations amoureuses. On oublie trop souvent qu’il existe des gestes qui réconfortent (la main sur l’épaule d’une personne qui vit des moments difficiles, des bras qui s’ouvrent et qui vous gardent serrés contre soi pour vous donner de la chaleur, du réconfort, du soutien), des gestes qui soignent (les frictions d’un endroit douloureux, la main sur le front qui disperse un mal de tête).
Dans le documentaire « Rendez-vous en terre inconnue… chez les Lolo noirs du Nord Vietnam », quand la femme la plus âgée de cette ethnie prend la main du rugbyman français Frédéric Michalak et la garde longuement entre ses mains tout en la massant, on voit à quel point celui-ci est ému au plus profond de son être, bouleversé par ce qu’il ressent. Et c’est cette sensation nouvelle et inattendue qui lui fait prendre conscience du manque de toucher dans sa petite enfance. (Il l’exprime à la fin du reportage). (2)

Toucher ou être touché en toute confiance est une pratique essentielle à rétablir dans nos vies si on désire se sentir mieux. Des différentes sensations que nous ressentons, c’est celle du toucher qui permettra notre développement le plus harmonieux.
Toucher la peau, c’est se relier à l’autre dans sa globalité, c’est permettre de soulager toutes les tensions inscrites dans le corps, de relier le corps avec l’esprit.
Recevoir un massage, c’est s’ouvrir à soi, à ses sensations, écouter son corps, ses tensions et lui permettre de s’abandonner, d’éprouver la confiance, de se reconnecter à l’essentiel.

« Chaque massage est une œuvre créatrice, un hommage à la beauté du corps, au-delà des apparences.
Chaque massage est une rencontre avec l’autre, un partage de l’essentiel et de l’inexprimable.
Chaque massage est un acte d’amour, au sens le plus large du terme.
Chaque massage est une porte qui s’ouvre, en vous et en l’autre, pour des relations humaines plus fraternelles, plus solidaires et plus essentielles.
 »
Jean-Louis Abrassart , préface à son livre « Massage californien ». Guy Trédaniel éditeur. 2006

* Les massages pratiqués ne sont pas thérapeutiques (ils ne se substituent pas à une consultation chez votre médecin), ne sont pas non plus à connotation sexuelle (s’il est besoin de le préciser) .

(1) : "Toucher le corps qui s’apaise" in "La solution intérieure, vers une nouvelle médecine du corps et de l’esprit" Thierry Janssen , Ed.Fayard, 2006.
(2) Emission présentée en première diffusion le 01/11/2011


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