Donner et recevoir dans les contes, des histoires de partage et de fraternité

lundi 5 octobre 2015
par  Danielle
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Les deux frères

Deux frères cultivaient ensemble un lopin de terre et se partageaient la récolte. Un soir qu’ils venaient chacun d’engranger leur part, l’un des deux frères se réveilla et se dit :

  • Mon frère est marié, il a deux enfants. Cela lui cause des soucis et des dépenses qui me sont épargnés. Il a donc plus besoin de ce grain que moi ; je m’en vais lui porter quelques sacs en cachette car je sais bien que si je le lui proposais, il le refuserait. Il se leva, porta quelques sacs de blé dans la grange de son frère et repartit se coucher. Mais l’autre frère se réveilla peu après et se dit :
  • Il n’est pas juste que j’ai la moitié de la récolte de ce champ. Mon frère ne connait pas les joies de la vie de famille. Il a besoin de sortir et de se divertir, autant de choses qui coûtent cher. Je vais donc lui porter une partie de mon blé.

Et il se leva pour transporter quelques sacs de son blé dans la grange voisine. Le lendemain matin, chacun des frères fut stupéfait, car dans sa remise, il y avait la même quantité de sacs de grains que la veille.
Tous les ans, au moment de la récolte, ils recommençaient. Et jamais, ils ne purent comprendre par quel sortilège leur nombre de sacs était toujours identique.

Conte du Moyen-Orient

Les deux mendiants

Dans une ville d’Asie vivaient deux malheureux. L’un était aveugle, l’autre paralysé des deux jambes. Et tous deux étaient si pauvres qu’ils priaient tous les jours le ciel de leur ôter la vie. A quoi bon vivre en pareilles disgrâces ?
Or il advint que l’aveugle qui était venu mendier sur la place du marché, entendit les cris du paralytique. Ses suppliques l’émurent, il venait enfin de trouver un frère de souffrance. Il s’assit près de lui. Ils bavardèrent et quelques heures à peine suffirent à en faire des amis.

  • J’ai mes maux et vous avez les autres. Unissons-les, proposa l’aveugle, ils seront moins affreux.
  • Hélas, répondit le paralysé, je ne peux pas faire un seul pas et vous-même, vous n’y voyez pas. A quoi servirait donc d’unir nos deux misères ?
  • A quoi ? répondit l’aveugle. C’est fort simple ! A nous deux, nous possédons tout le nécessaire. J’ai des jambes et vous avez des yeux. Moi, je vais vous porter et vous serez mon guide. Je marcherai pour vous, vous y verrez pour moi.

En quelques minutes, le marché fut conclu et ils partirent ensemble, au gré des rues, vers un nouveau destin, un beau sourire éclairant leurs deux visages.

Les deux sandales

En Inde, les trains sont toujours bondés.
Un jour, un passager qui était assis sur le toit même d’un wagon, perdit une de ses sandales, qui tomba à l’extérieur. Aussitôt, il saisit sa deuxième sandale et la jeta le long de la voie. L’un des passagers, assis à côté de lui s’en étonna. L’homme lui répondit :

  • Je n’ai que faire d’une seule sandale et si quelqu’un trouve celle qui est tombée, elle ne lui sera pas davantage utile. Autant trouver la paire !

Histoire indienne


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dimanche 18 septembre 2016

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